Communiqué de presse: Manifestation contre les violences policières ce MARDI 15 MARS 2016

La Campagne «Stop-Répression» organise pour la cinquième année consécutive une manifestation à l’occasion de la journée internationale contre les brutalités policières. Nous vous donnons rendez-vous ce mardi 15 mars à 18h00 à la Gare du Nord (Bruxelles) au point presse de la manifestation.

A la fin d’année 2015, nous avons vu se déployer en Belgique un dispositif sécuritaire impressionnant en réponse aux menaces terroristes. Alors que le débat public est intoxiqué par des discours identitaires et nationalistes, on pourrait penser qu’il est nécessaire de donner carte blanche à la police (et à l’armée). Les réalités vécues sur le terrain nous rappellent pourtant que continuer à nous mobiliser contre les violences en tout genre, l’impunité, le harcèlement policier et le racisme d’État sont essentiel à la construction d’une société juste et égalitaire pour toutes et tous.

En particulier, le climat actuel génère des violences de plus en plus fréquentes de la part des forces de l’ordre souvent avec un caractère raciste et islamophobe . Ces abus quotidienspeuvent prendre la forme de petites violences systématiques, telles que des insultes, des gifles et des contrôles sans motif sur les jeunes ou de violences beaucoup plus brutales comme on en a vu certaines dans la presse.
Pour Sihame Hamid, JOC Bruxelles : « Les quartiers populaires sont désignés comme de zones «sensibles», «dangereuses» par les institutions et la Police qui nous considèrent comme des citoyens de seconde zone à tenir à l’écart ; les contrôles permanents et les violences deviennent dès lors dangereusement légitimes aux yeux de ceux qui les commettent. »
Les victimes et la populations sont donc en droit de demander : qui nous protège de la police ?

Nous n’oublions pas non plus les expulsions régulières et le harcèlement constant des sans-papiers, les rafles, du côté de la gare du Nord qui visaient les migrants du parc Maximilien par exemple, les arrestations et les coups arbitraires lors de manifestations et la présence de mitrailleuses sur des piquets de grève. Le gouvernement emploie de plus en plus souvent la force pour faire appliquer son programme antisocial. Aujourd’hui, pour subir la violence policière, il suffit d’être un citoyen désirant simplement s’exprimer. Pour Slim Essaker, JOC nationale: « Au nom de la sécurité, ils démantèlent toujours plus les droits démocratiques du peuple. Le niveau d’alerte mit en place fin novembre sert de prétexte à interdire toute manifestation démocratique, à criminaliser les travailleurs et même à essayer de limiter le droit de grève. Ces graves atteintes à la démocratie nous concernent tous!»

Afin de commencer à répondre à ces problèmes, nous réclamons:

L’APPLICATION IMMÉDIATE DE LA LOI, sur l’identification des policiers de pouvoir identifier un policier abusif
Un ORGANE DE CONTRÔLE DE LA POLICE RÉELLEMENT INDÉPENDANT ET DÉMOCRATIQUE, pour mettre fin à l’impunité
L’interdiction des TASERS, LACRYMOGÈNE ET FLASHBALL, armes « non létales » qui pourtant tuent et estropient.
L’INSTAURATION DU RÉCÉPISSÉ prouvant que l’on a subit un contrôle!

Organisations signataires de la Manifestation:

JOC Wallonie-Bruxelles
Jeunes FGTB
Ecolo j
Agir pour la Paix
Mouvement Ouvrier Chrétien
MOC Bruxelles
CADTM
Coordination des sans-papiers de Belgique
Jeunes CSC
ACV Jongeren Brussel
Comité des parents contre les violences policières à Molenbeek
Union Syndicale Etudiante (USE)
Muslims Rights Belgium (MRB)
Comités des travailleurs avec et sans papier de la CSC bruxelles
Engagés Solidaires et Généreux (ESG asbl)
Alternative Libertaire Belgique­
Bruxelles Panthères
Change asbl Belgium
Parti Socialiste Lutte (PSL-LSP)
Étudiants de Gauche Actifs – (EGA -ALS)
Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR / SAP)
Plateforme Stop à l’état de guerre

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