Vers notre campagne contre la précarité.

Pour notre prochaine campagne nationale, nous avons choisi de travailler le thème de la précarité. Sur base de notre méthode Voir-Juger-Agir, nous avons lancé un processus de participation avec l’ensemble des jeunes du mouvement pour recueillir leurs vécus et dégager des pistes de revendications et d’actions. Comme première étape de notre campagne, nous nous sommes accordé sur une définition commune de la précarité dont fait échos le texte suivant:

La précarité est la condition de travail et de vie caractérisée par un emploi instable et un revenu discontinu qui frappe principalement les jeunes, les travailleurs sans-papiers et les travailleuses. Néanmoins, c’est l’ensemble des travailleurs qui se trouve aujourd’hui dans une situation d’incertitude économique et d’insécurité sociale. La précarité du travail entraîne à sa suite une précarité existentielle, une situation où les travailleurs doivent constamment lutter face à la dépression psychologique et l’exclusion sociale.

L’accès de plus en plus difficile à une éducation de qualité, aux divertissements sociaux, aux vacances et à la culture accentue cette atomisation et cette solitude à laquelle beaucoup d’entre nous sont confrontés. Les dettes personnelles, les coupures dans les allocations, les sanctions administratives et la hausse des coûts de la vie sont le quotidien d’un nombre de travailleurs en constante augmentation. Qui sont les travailleurs précaires ? Ils sont partout, ils peuvent être opérateurs de centre d’appels, préposés à la restauration, logisticiens à la journée, vendeurs pendant les soldes, codeurs temporaires, chômeurs et formateurs occasionnels pour une boite qui sous-traite les formations Forem, sans-papiers qui rénovent le metro bruxellois,…

En fait, une grosse partie de la jeunesse vivant et travaillant sous les nouveaux visages du capitalisme est précaire. Parce qu’ils sont à la fois sans droit, sous-payés, sous-employés, sous-protégés, sous-évalués et surexploités, les travailleurs sans-papiers sont le modèle du travailleur précaire. Les stagiaires et les apprentis doivent également être ajoutés au mix. Depuis la crise financière de 2008, les coupes dans la sécurité sociale ont été particulièrement virulentes. Le gouvernement de Charles Michel attaque sans retenue les pensions, les allocations de chômage, l’accès aux soins de santé, le droit du travail et d’asile…

Le cercle vicieux des fermetures d’entreprises, de licenciements et de réductions des dépenses sociales, a contraint de vastes segments de la population à vivre dans des conditions précaires. Les ravages sociaux du capitalisme et son penchant historique et systémique à enrichir quelques uns et à appauvrir, exproprier, coloniser et exploiter la majorité des êtres vivants qui vivent sous son joug sont exacerbés par l’ubérisation et la robotisation dans le travail. La difficulté d’accès aux droits sociaux et l’instabilité de l’emploi qui caractérise le travail aujourd’hui produisent de la précarité chez les travailleurs. Peu importe combien d’argent ils font aujourd’hui, les travailleurs précaires ne sont jamais sûrs de ce qu’ils gagneront demain.

Ce n’est évidemment pas la crise pour tout le monde, bien au contraire, une classe de privilégies s’approprie une grosse partie des richesses et vit dans une opulence honteuse et dévastatrice pour l’environnement. Les JOC entendent agir contre cette situation inacceptable.

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