Les centres commerciaux, concepts-stores de la précarité

1.

Le 19 octobre 2016, Yvan Mayeur, alors bourgmestre de Bruxelles, inaugure un nouveau centre commercial innovateur, le Shopping District Docks Bruxsel. Il se félicite de la « saine émulation » que va créer ce projet. On ne comprend pas trop alors de quelle émulation il parle. Ce n’est que plus tard, après avoir rencontré des permanent·e·s syndicaux du secteur que l’on comprendra que l’émulation en question à avoir avec l’organisation d’une concurrence entre centres commerciaux qui pousse à toujours plus de flexibilité et de précarité pour les travailleur·euse·s.

Docks Bruxsel, de l'utopie socialiste au mirage néo-libéral.

Fin décembre, on se décide à aller voir les Docks, ils se situent sur une ancienne friche, le long du canal. En arrivant dans la cour du centre commercial, on est un peu surpris. Des noms accompagnent nos pas sur le sol. Sur une poutre de métal incrustée entre les pavés, on retrouve gravés les patronymes de Charles Fourier et Robert Owen.

Ce sont des socialistes utopiques qui au 19eme siècle ont fortement critiqué la société industrielle et capitaliste qui se développait. Et ils ont surtout imaginé et réalisé des communautés idéales, d’inspiration communiste ou libertaire. Pourquoi donc rend-on hommage à ces penseurs dans ce temple de la consommation ? C’est que l’histoire du site industriel sur lequel sont bâtis les Docks n’est pas tout à fait comme les autres friches qui le bordent.

Jusqu’en 1968, on y fabriquait les fameux poêles Godin du nom de l’industriel qui les inventa. Jean-Baptiste André Godin est lui aussi un innovateur. Il démocratise la cuisinière et le chauffage au poêle par l’utilisation de la fonte. Issu du monde ouvrier, il fait fortune mais reste attaché à son milieu populaire. Il dénonce l’injustice, les bas salaires et les longues journées de travail. Il est particulièrement marqué par la question du logement et se promet de résoudre ces problèmes avec les moyens que lui permettrait le développement de son industrie.

En 1846, Godin se rallie aux idées de Fourier et finance les projets des utopistes qui veulent s’installer au Texas pour y développer une colonie égalitaire. Contrairement à la figure du chef d’industrie paternaliste, Godin veut répartir de manière équitable les bénéfices de l’entreprise aux ouvriers. Son projet comprend la transmission du capital aux ouvriers ainsi qu’un système de protection sociale basée sur la solidarité et la mutualité.

Sa plus grande réalisation se trouve à Guise dans le nord de la France. Les ouvriers construisent autour de l’usine un familistère. Pensé par Fourier, le familistère est un bâtiment monumental où s’organise la vie communautaire autour d’une cour centrale. Godin fait également construire un familistère à Bruxelles à côté de son usine. Les ouvriers et leurs familles peuvent désormais loger dans un habitat salubre, éclairé et avec l’eau chaude. Il met en place un système de crèche, d’école gratuite et de caisse de mutuelle pour faire face aux intempéries de la vie. Le système inventé par Godin n’est pas parfait, loin de là. Son système de répartition des bénéfices qu’il veut faire reposer en partie sur le talent se bute, selon ses propres dires, sur « l’instinct profondément égalitaire du prolétariat ». Lors des votes organisés pour définir la répartition, « les ouvriers ont tendance à s’entendre pour voter pour les moins payés de façon à réduire les inégalités de salaires ».

Un demi-siècle plus tard, sur les ruines de l’expérience Godin, le Shopping District des Docks fait lui aussi figure de modèle utopique, mais ici le nouveau projet ce n’est pas l’émancipation de la classe ouvrière. On se balade un peu dans un Docks semi-désert, tout est propre et tout le monde est souriant. Surveillé par les caméras et les vigiles, on se sent en sécurité. La vitrine est impeccable. Nulle trace de l’exploitation à la source de la marchandise, nulle trace de la souffrance et des difficultés du personnel.

Comprendre ce qui se passe avec les Docks c’est comprendre un peu plus l’impasse dans lequel nous pousse ce modèle économique. Un modèle entièrement tourné vers une politique de l’offre qui vise à faire réduire le coût des marchandises et à les rendre disponibles à n’importe quel moment.

Pour les travailleur·euse·s menacé·e·s par l’automatisation et la robotisation, cela se traduit par toujours plus de flexibilité, de pression, de concurrence, de travail le dimanche, de bas salaire…Qui se baladera encore dans ces immenses galeries quand la précarité sera devenue la norme ? Qui viendra y consommer quand les robots seront omniprésent ? Que deviendront ces projets innovateurs dans quelques années ? On en a bien une petite idée.

2.

Saïda a travaillé pendant près de 20 ans pour la chaîne de magasins suédois H&M. Aujourd’hui, c’est en tant que militante syndicale que nous l’avons rencontrée avec son collègue Jalil pour avoir leur avis sur l’évolution des conditions de travail dans la vente au détail.

Rencontre avec Saida, déléguée chez H&M et Jalil permanent syndical CNE.

Bonjour Saïda, peux-tu nous présenter ton parcours professionnel  ?

– Saïda : J’ai commencé à travailler chez H&M en 1997. Après dix ans, j’ai été confrontée à un problème de management avec un chef. Il a arbitrairement décidé de me changer de magasin et de fonction. J’ai cherché à me défendre et à faire valoir mes droits parce que j’estimais que j’en avais. On m’a bien montré que je ne pourrai pas les faire revendiquer et j’ai décidé de ne pas me laisser faire. J’ai appelé mon syndicat et on a arrangé ça. Je me suis dès lors moi-même impliquée dans le syndicat.

Quelle est la spécificité du travail chez H&M ?

– Saïda : Le secteur du commerce n’est pas très valorisant. Souvent, les gens y arrivent un peu par défaut. Ils ne s’y investissent pas à l’avance. Et puis on s’installe pour différentes raisons, pour l’ambiance, parce qu’on se marie, etc En ce qui concerne le travail proprement dit, on doit effectuer plusieurs tâches même si notre métier de base c’est la vente directe. On se retrouve un peu à tout faire, on est aussi bien caissière qu’assortisseuse. La caractéristique principale du personnel est qu’il est très jeune. Il y a un grand turn-over. Après un temps, les employés s’en vont pour deux raisons : un salaire trop bas et la flexibilité des horaires qui varient de semaine en semaine, tant en heures qu’en jours travaillés.

Comment fait-on pour organiser sa vie privée avec une telle flexibilité ?

– Saïda : C’est très difficile. On accumule deux défauts par rapport à l’horaire : la variabilité et la flexibilité. L’horaire variable, cela veut dire qu’un jour tu te retrouves à faire une ouverture de magasin et l’autre jour une fermeture. L’horaire flexible, c’est quand sur un contrat à temps partiel de 24 heures, je peux faire zéro heure une semaine et 36 heures la semaine suivante. Il faut juste que les 24 heures par semaine soient respectées dans un trimestre. Il faut savoir aussi que chez H&M, et c’est souvent comme ça dans le commerce, tu n’es jamais engagée à temps plein, ou alors très rarement. Tu es engagé pour 24 heures/semaine. C’est ce qui fait que tu as des avenants ou des récupérations sur le trimestre.

Font-ils appel au travail étudiant ? Est-ce que leur présence est vécue comme une concurrence ?

– Saïda : Il y a des étudiants qui travaillent surtout le samedi, il y en a en moyenne deux par magasin. Ils ont des contrats de neuf heures/semaine. Ils peuvent aussi venir d’autres jours, mais c’est plus rare. Le samedi, ils sont bien acceptés parce que ça permet au personnel d’avoir plus de week-end. Mais une fois qu’on les fait travailler en semaine, là ils prennent la possibilité de faire des avenants pour le personnel qui n’a déjà qu’un contrat de 24 heures. Le personnel a un véritable désir de passer à temps plein pour améliorer ses revenus.

Cela fait 20 ans que tu es chez H&M, est-ce que tu as vu une évolution ?

– Saïda : Syndicalement, ici sur Bruxelles, on a réussi à revendiquer des droits et à établir un vrai rapport de force. On a fait des piquets devant les magasins à la rue Neuve et ça a fait bouger les choses. Le comportement des managers est différent selon que vous avez une délégation présente ou pas. Pour faire bouger les choses et pour que nos droits soient respectés chez H&M, on doit créer un rapport de force permanent : menacer de grève, d’inspections sociales... Être délégué, c’est difficile moralement et c’est un travail quotidien. Le plus important ce sont les relations que tu établis. Chaque travailleur est différent. Il faut être à l’écoute, installer une relation de confiance. Les managers d’emblée se méfient de toi. Donc là aussi il faut établir une relation de confiance tout en restant ferme sur les droits.

Comment voyez-vous l’avenir du secteur du commerce ?

– Saïda : Pour moi, le danger vient surtout de la vente en ligne. Tout le monde a un smartphone et va sur internet. À mon avis, ça va faire perdre beaucoup d’emplois. Mais il y a aussi l’automatisation qui va détruire énormément de travail. On fait encore des choses manuellement comme par exemple planifier l’horaire et le travail de la semaine. Bientôt, j’aurai un algorithme qui va le faire. Cela m’enlève du travail.
Il y a aussi sans doute l’arrivée prochaine de la puce électronique RFID. Nous, on ne l’utilise pas encore, mais elle va arriver. Grâce à ce système de traçage, on va pouvoir dire ce qu’on a dans le magasin, ce qui se vend le plus, le vêtement sera traçable de l’usine à la caisse. Cela va optimiser la gestion des stocks. Aujourd’hui, la commerciale met sur une table ce qui a marché ou pas, puis elle décide des commandes qu’elle doit effectuer. Avec la puce RFID, tu ne décides plus rien. C’est la machine qui quantifie et évalue. De plus, si je sais quantifier le nombre de marchandises, je sais aussi quantifier automatiquement le temps de travail nécessaire.
On vit une pression technologique sur notre travail. Le but de cette technologie est que l’on n’ait plus besoin de nous, pour que je n’ai plus à revendiquer. Où est mon utilité avec la machine ? C’est la relation ambiguë que nous avons avec le progrès, on l’aime bien, mais il nous rend inutiles.
On parle aussi de magasins qui seraient des guichets uniquement e-commerce. Tu rentres, tu enregistres ton code et quelqu’un t’amène l’article que tu as préalablement commandé sur internet. Il n’y a presque plus de travailleurs dans ce modèle-là. Et quand ils pourront faire prendre les colis par les robots, il n’y aura plus que les machines et le client dans le magasin.

Quel est le risque de l’extension des flexi-jobs dans votre secteur ? 

– Jalil: En premier, c’est un risque pour le personnel existant. Les flexi-jobbers coûtent moins cher aux patrons. Ils pourraient donc déjà remplacer le personnel qui fait des heures en avenant. Et ceux qui sont à temps partiel auront aussi beaucoup moins de chance à l’avenir de pouvoir avoir un temps de travail plus important. Deuxièmement, pour les étudiants leur place peut être prise par des travailleurs qui utilisent le flexi-job. Un fonctionnaire qui travaille toute la semaine pourrait prendre un flexi-job le samedi pour arrondir ses fins de mois.

Le troisième risque, extrêmement dangereux, est lié aux flexi-jobbers eux-mêmes. Pour avoir un flexi-job, il faut avoir un temps plein ou au minimum un 3/4 temps. Le flexi-jobber se repose quand s’il travaille le samedi et le dimanche ? Avec la fatigue d’une semaine de travail, le risque d’accident de travail risque d’exploser. Et puis politiquement, les flexi-jobs sont inacceptables dans cette forme-là. Ils coûtent moins cher parce que c’est du travail où on ne cotise plus pour la sécurité sociale. Avec les flexi-jobs on détruit la sécurité sociale de tous les travailleur·euse·s.

3.

Ce 2 février, nous avons rencontré Julien et Nectaria du SETCA Liège pour qu’ils nous parlent des difficultés du secteur du commerce et de la précarisation qui y règne. Peu après notre rencontre, le plan de restructuration de Carrefour tombe comme un écho à l’entrevue que nous venons d’avoir.

Rencontre avec Nectaria permanente SETCA pour le commerce et Julien Dohet Secrétaire politique du Setca Liège.

Vous avez récemment mené une action de sensibilisation dans le centre commercial de Belle-Ile à Liège sur l’extension des flexi-jobs dans le commerce. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?

–– Nectaria : Les actions que nous avons menées début janvier dans les galeries commerciales de Liège visaient principalement le personnel des magasins. Nous sommes allés tracter parce qu’on s’est rendu compte que les travailleurs du secteur ne comprennent pas ce qui va arriver avec les flexi-jobs. On constate que les travailleurs ne sont absolument pas conscients de ce que le gouvernement projette. C’est important, on doit faire un travail d’information. Il est important de réfléchir et de parler avec les travailleurs. Les flexi-jobs dans le commerce ce n’est pas une bonne idée, c’est tuer les avenants de contrats que les travailleurs arrivent encore à avoir lorsqu’il y a un flux plus important de travail. On va augmenter la pression pour plus de flexibilité.

–– Julien : Le secteur du commerce est complexe syndicalement. Il n’y a que quelques personnes par magasin et souvent à temps partiel. Le rapport de force est très compliqué à constituer. C’est plus facile dans des grandes enseignes. Dans la galerie Cora, la délégation du magasin est identifiée comme étant une référence pour les plus petits magasins de la galerie. Le délégué Cora ne peut pas intervenir directement auprès du patron des magasins, mais il peut faire remonter une information et fournir des renseignements auprès du personnel des petits magasins. Cela permet de développer un contact. Cette technique est utilisée dans les zonings où par exemple la grosse boîte devient la référence pour toutes les autres. Ce sont les prémices de ce que l’on appelle le syndicalisme de réseau qui dans un contexte de grande fragmentation du travail peut s’avérer efficace. Dans le secteur du commerce, on est aussi confronté aux problèmes des franchises. Si on prend l’exemple des Carrefour, il y a des délégations syndicales que dans les Hypers. Dans les Carrefour Market qui sont tous franchisés, il n’y a pas d’élection sociale possible parce qu’ils sont en dessous des seuils requis par la loi en terme de personnel. Lors d’une grève, fermer tous les Carrefour Market devient beaucoup plus difficile. Nous devons re-syndicaliser ces secteurs. La pression sur eux est très importante. La plupart du personnel est féminin et à temps partiel, leur boulot est vital. S’organiser et s’opposer est donc plus difficile. Nous devons repartir des travailleurs pour qu’ils s’organisent. On voit que dans les centres commerciaux, on a un travail très fragmenté. Il y a des étudiants, des intérimaires, des travailleurs à temps partiel et maintenant le gouvernement actuel veut imposer les flexi-jobbers. Il y a un gros enjeu sur le morcellement de la force de travail. Comment on organise cette force de travail ? Cela va prendre du temps. La conscience de classe cela prend du temps. On ne peut pas organiser les choses par en haut. Cela doit venir de la base. Le mouvement ouvrier doit se structurer d’en bas et le syndicalisme doit pouvoir prendre en compte ces nouvelles formes de travailleurs.

Pour beaucoup de jeunes aux études, travailler est devenu vital. Mais nous observons que souvent, elles et ils sont vus par les autres travailleur·euse·s comme des concurrent·e·s. Peut-on sortir de ce discours de la concurrence avec ces jeunes travailleur·euse·s ?

–– Julien : La position du Setca est de dire qu’il faut les reconnaître comme des travailleurs et essayer qu’ils s’organisent en conséquence. Mais il reste que nous pensons que nous sommes sur une mauvaise ligne idéologique. Nous avons contesté l’augmentation du nombre d’heures de travail étudiant possibles. Le travail étudiant n’est plus un travail qui se fait lors de vacances. Il peut se faire tout le temps. On est contre cela. Pourquoi ? Parce que ce n’est pas comme ça que l’on doit prendre le problème du manque d’argent des étudiants. Les études doivent être gratuites et les bourses d’études doivent être renforcées. Les étudiants ne doivent pas devoir aller travailler pour financer leurs études. On est dans une situation où ceux qui ont les moyens font des études et ceux qui n’ont pas les moyens travaillent pour occasionnellement étudier. Le débat doit être recentré sur le coût des études qui doit diminuer sinon on prend le débat à l’envers. Faire des étudiants des travailleurs sous-payés ne peut pas être une solution. On a à faire à des jeunes travailleurs qui ont basculé dans la précarité et qui essaient à travers les études de sortir de celle-ci. On n’ est plus dans une situation où le travail étudiant permettait de se faire un peu d’argent de poche. Il ne faut pas se tromper de combat. Le combat est de faire en sorte que les jeunes plus défavorisés obtiennent le droit à des conditions matérielles pour étudier.

–– Nectaria : C’est bien beau de dire job, job, job. Oui c’est du job, mais ce n’est pas du travail. C’est momentané, cela te donne une petite dringuelle pour finir ta fin de mois. Un job c’est ponctuel, c’est une durée déterminée. Cela ne permet pas d’aller à la banque pour faire un prêt et acheter une maison.

Qu’est-ce qu’il faudrait revendiquer dans ce secteur pour que les choses s’améliorent ?

–– Nectaria : Dans le secteur du commerce, le travail se dégrade parce que nous avons une réelle modification du modèle de consommation. On a énormément de gens qui fonctionnent avec l’e-commerce. Le chiffre d’affaires dans les magasins est à la baisse. Je pense que la politique d’achat du consommateur est modifiée. Les entreprises sont incitées à fermer certains sites et à diminuer les frais de fonctionnement. Le chiffre d’affaires conditionne tout le management. Donc à partir de là, actuellement le personnel est vraiment sous pression. Il n’en reste pas moins que les magasins deviennent un outil accessoire au e-commerce. Les gens viennent dans le magasin pour essayer, et voir si ça leur plaît. Et puis ils l’achètent sur les sites de e-commerce. Il y a parfois une concurrence déloyale entre le e-commerce et le magasin. Et puis, o­n en arrive avec une telle cannibalisation du commerce avec les centres commerciaux qu’il est temps de réglementer et d’arrêter leur expansion.
Une des grandes revendications que nous avons dans le commerce, ce sont des meilleurs contrats qui permettent de vivre avec moins de précarité. CDI et temps plein pour les travailleurs qui sont en demande. Il y a énormément de femmes qui se trouvent seules avec des enfants et qui cherchent un temps plein. Il faut aussi avoir une vraie politique d’accueil des enfants et une prise en compte d’un aménagement de la vie professionnelle en fonction de la vie de famille. Lorsque vous êtes en horaire variable, votre vie de famille prend des coups. Vous n’avez plus aucune stabilité au niveau horaire.

– Julien : Face à la menace du numérique et de l’automatisation, on plaide pour une modernisation de la taxe sur la force motrice, qu’on pourrait appeler la taxe sur les robots, qui irait chercher la plus-value pour financer une réduction collective du temps de travail. Pour le secteur du commerce, ce serait vraiment une solution, les travailleuses se rapprocheraient ainsi plus près du temps plein. C’est un mécanisme de redistribution des richesses.

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