L’état d’urgence ne nous fera pas oublier les tas d’urgences : Stop Répression !

Ce 15 mars 2016, la campagne STOP REPRESSION a manifesté à Bruxelles pour la 5ème année consécutive contre les violences policière. Jeunes, syndicalistes, sans-papiers, victimes de la police et leurs familles, comités de quartiers, militant·e·s,… Nous étions plus de 500, tous ensemble dans les rues contre les violences policières et l’impunité, contre le racisme et les contrôles sans fin. Combatifs et déterminés à ne rien lâcher.

Entre 18H00 et 20H30, nous avons marché entre la gare de Bruxelles-Nord et la station de métro Beekkant à Molenbeek-Saint-Jean. Nous nous sommes arrêtés plusieurs fois à des endroits symboliques pour faire entendre des témoignages de familles, nous avons fait résonner les cris de colères et le silence de l’indignation dans les places. De l’autre côté de la ville, les médias du monde entier broadcastaient en direct le Spectacle de l’antiterrorisme.
Ni Daesh ni l’antiterrorisme ne nous dicterons notre agenda pour la justice sociale.

A la fin d’année 2015, nous avons vu se déployer en Belgique un dispositif sécuritaire impressionnant en réponse aux menaces terroristes. Alors que le débat public est intoxiqué par des discours identitaires et nationalistes, on pourrait penser qu’il est nécessaire de donner carte blanche à la police (et à l’armée). Les réalités vécues sur le terrain nous rappellent pourtant que nous ne devons rien lâcher. Les violences, les insultes, les discriminations et le harcèlement des jeunes sont de plus en plus la norme et le quotidien de nombreux quartiers.
Les quartiers populaires, Molenbeek en est l’exemple phare, sont désignés comme des zones de non-droit, sensibles et dangereuses, par les institutions et la police qui nous considèrent comme des citoyens de seconde-zone ce qui légitime à leurs yeux les nombreuses violences commises. QUI NOUS PROTÈGE DE LA POLICE ?

Les gouvernements et les médias ont nourri le racisme en mettant en avant 2 figures du bouc émissaire : le migrant et le musulman. Le résultat c‘est l’explosion d’agressions, pas uniquement policière, dont sont victimes de nombreux migrant·e·s et musulman·e·s ces derniers mois à travers toute l’Europe. QUI NOUS PROTÈGE DU RACISME ?

Le terrorisme et le climat sécuritaire détricotent la solidarité entre les citoyens et s’attaquent aux libertés démocratiques. La lutte contre le terrorisme sert de prétexte pour interdire des manifestations, pour criminaliser les mouvements sociaux et même pour limiter le droit de grève. QUI NOUS PROTÈGE DES ABUS ANTI DÉMOCRATIQUES?

Pour lutter contre toutes ces injustices, il faut s’appuyer sur la solidarité entre les habitants des quartiers, les jeunes et tous les citoyens prêts à se mobiliser.

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