Notre avenir attaqué, la FEB occupée

La jeunesse en résistance occupe ce jeudi 06/11 les locaux de la Fédération des Entreprises de Belgique (FEB). Nous voulons combattre l’austérité imposée par le gouvernement Michel 1er en désignant les véritables responsables de ces mesures et de la crise. Depuis des années, la FEB et ses membres prêchent l’austérité et la destruction de nos avenirs au nom des profits de leurs actionnaires. Pour l’imposer via leurs relais politiques, ils ont pris en otage la démocratie.
Ces mesures ne créent pas d’emplois mais concentrent toutes les richesses dans les mains d’une petite élite. Au nom de la crise que cette élite a créé, ils justifient aujourd’hui le démantèlement du droit du travail, la destruction de nos conditions de vie et de travail et la mise entre parenthèses de la démocratie. Les jeunes disent stop!

Selon les statistiques, chaque belge dispose de 100 000 d’épargne. Pourtant, combien de ménages disposent réellement de cette épargne? Cette moyenne cache la réalité: ce sont les riches qui continuent à accumuler toujours plus d’argent dans leur caisses. Ceux qui prêchent l’austérité ne sont pas prêts à l’appliquer à eux mêmes. Et ils voudraient nous faire croire qu’on est tous dans le même bateau…

Alors que pour nous c’est baisses du revenus, le chômage et les emplois précaires jusque 67 ans, pour eux il n’y a que des cadeaux. Les avantages fiscaux et les subventions aux entreprises représentent 14 milliards d’euros par an, soit 1400€ par habitant! Le nouveau gouvernement promet 3,5 milliards de réduction de cotisations sociales (c’est-à-dire moins 3,5 milliards en moins pour nos soins de santé, nos retraites,…) pour les patrons. A travers des politiques de privatisation, ils ont pu et continuent de s’accaparer à petits prix, les biens publics qui nous appartiennent à tous. Les inégalités se creusent et ne nous permettent plus de construire un avenir digne. Mais ils n’en ont jamais assez.

Poussés dans le dos par le chômage, la destruction de la sécurité social et les restructurations, on est obligés d’accepter des emplois précaires et mal payés. La chasse aux chômeurs et la limitation brutale de nos droits aux allocations n’ont qu’une seule conséquence. Loin de créer de l’emploi, la stigmatisation et l’ « activation » des chômeurs, ont comme seul effet d’augmenter la pression sur le marché de l’emploi : « tu veux des horaires fixes? des heures supplémentaires payées ? Y en a 100’000 devant la porte qui sont prets à faire le job pour moins cher ! ». Le résultat c’est que ceux qui ont du travail doivent travailler plus longtemps, dans des conditions toujours plus mauvaises, jusqu’au burn out pendant que les autres galèrent à se nourrir, à se loger et à payer une éducation à leurs enfants. Avec la destruction des services publics, la vie devient encore plus difficile et plus chère pour tous. Ce que les employeurs ne payent pas en salaires et en cotisations finit directement dans la poche des actionnaires.

Le programme que le patronat nous impose depuis des années est mené par des gouvernements de plus en plus soumis aux milieux des affaires et à leurs lobbys. Les institutions européennes échappent pratiquement à tout contrôle des peuples. Elles reproduisent régulièrement mot pour mot des textes de lois qui leur sont soufflés par les lobbys des grandes multinationales. Et c’est en se cachant derrière l’Europe que nos dirigeants nous imposent toutes ces mesures antisociales.
En Belgique aussi, on constate la mainmise des patrons sur les institutions démocratiques. Ainsi en même pas 4 jours, le gouvernement Michel a supprimé la seule mesure vaguement positive pour les travailleurs (salaire garanti) de son programme parce qu’elle ne plaisait pas à la FEB. L’objectif est de mener une politique antisociale agressive. Ils sont bien sûr conscients que nous nous laisserons pas faire. Ils prévoient donc aussi des politiques sécuritaires et liberticides pour attaquer le mouvement social et les quartiers. Un boulot sur mesure pour Jambon et Francken.

Nos richesses, nos emplois et même notre démocratie sont donc de plus en plus accaparés par les riches, les actionnaires et leurs larbins. Pourtant c’est nous qui travaillons pour produire les richesses, c’est nous qui faisons vivre cette société, c’est notre démocratie qu’ils détruisent ! Face à ce vol organisé, nous condamnons la FEB comme commanditaire de l’attaque brutale sur nos vies et nos avenirs. C’est le premier pas dans la construction du rapport de force qui rappellera au 1% qu’ils ne sont pas tout puissants, que la société et l’avenir de ce monde, c’est nous ! D’assemblées en manifestations, de manifestation en occupation et d’occupation à la grève, nous lutterons contre tous les gouvernements qui voudront nous imposer de payer la crise des riches et des spéculateurs ! Nous voulons un monde solidaire et juste, basé sur le partage des richesses et du travail pour une démocratie réelle !

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