Des sanctions administratives pour les manifestants du rassemblement antifasciste à la Bourse

Plusieurs militants ayant participé au rassemblement antifasciste du 2 avril dernier à la Bourse ont reçu des sanctions administratives communales de la part de la ville de Bruxelles. Nous contestons vivement ces amendes comme nous avions contesté le caractère arbitraire de ces arrestations et la différence de traitement entre militants antiracistes et les militants d’extrême droite qui n’ont pas été inquiétés.

Pour rappel, ce jour là, une centaine de personnes s’étaient rassemblées à la Bourse alors que plusieurs groupuscules d’extrême droite avaient annoncé venir « chasser les musulmans de Molenbeek». Une centaine de personnes, dont le président de la Ligue des Droits de l’Homme et de simples passants, avaient alors été arrêtés arbitrairement par la police, parfois jusque dans les cafés et bars, au seul motif d’être présents ou d’avoir un look trop « antiraciste ». Et ce, alors que les militants d’extrême droite avaient manifesté de l’Atomium à la commune de Molenbeek.

Rappelons également qu’une semaine auparavant, 450 hooligans, dont une partie de militants d’extrême droite, avaient défilé dans les rues de la capitale jusqu’au même endroit où certains d’entre eux avaient effectué le salut nazi, agressé des personnes commémorant les victimes des attentats ou encore dévalisé les magasins alentours.

Le deux poids deux mesures opéré par la ville de Bruxelles vis-à-vis des deux rassemblements est flagrant. Non seulement les autorités s’en prennent à des personnes venues se rassembler pacifiquement contre le racisme alors que dans le même temps elles laissaient des rassemblements, violents et appelant à la haine se dérouler tranquillement et ce à plusieurs reprises, mais aujourd’hui elle sanctionne une seconde fois les premières qui, faut-il le rappeler, avaient déjà passé leur après-midi au cachot.

Nous sommes d’autant plus surpris de ces sanctions que, suite à l’arrestation de 300 militants opposés au TTIP le 15 mai 2014, le bourgmestre de la ville de Bruxelles, Mr Yvan Mayeur, avait affirmé lors d’une réunion de conciliation en présence de plusieurs dirigeants syndicaux et membres de l’alliance D19-20, qu’il n’utiliserait jamais les Sanctions administratives Communales dans le cadre de manifestations et d’actions politiques.

Nous appelons toutes les personnes qui ont reçu ces amendes à les contester auprès de la ville de Bruxelles, une lettre-type est disponible ici . Par ailleurs, nous ne manquerons pas d’interpeller Yvan Mayeur et le conseil communal de Bruxelles le plus vite possible. Nous appelons toutes celles et ceux qui sont attachés au droit de manifester et à l’opposition à l’extrême droite en particulier à ce joindre à nous.

Signataires: JOC, MOC, CNE, CSC Bruxelles, Mutualité Chrétienne Bruxelles, Vie féminine Bruxelles et Équipes Populaires Bruxelles.

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