Les mouvements sociaux sont toujours autant touchés par la répression. Des huissiers donnent des astreintes à des travailleurs grévistes et aux délégués syndicaux les plus combatifs. On assiste à des arrestations lors de rassemblement pacifique, comme c’est arrivé à la Bourse le 2 avril 2016.  Les mouvements de sans-papiers sont évidemment aussi fort concernés par la répression. On ne compte plus les expulsions ces derniers mois, forçant les sans-papiers à passer d’une occupation précaire à une autre. Certaines expulsions se font « à la commando », de manière violente et outrepassant la loi. Ici aussi les leaders des luttes des sans-papiers sont souvent directement ciblés.
La répression vécue au sein des quartiers populaires, elle aussi, s’accentue alors que les abus policiers sont déjà une réalité quotidienne pour les habitants. Les nouvelles mesures sécuritaires du gouvernement comme le plan Canal ne font qu’augmenter les contrôles au faciès et les perquisitions arbitraires ne donnant pratiquement aucun résultat. Non seulement ces mesures sont inutiles, car elles n’empêchent en rien des actions terroristes, mais en plus, elles coûtent énormément. Les premiers touchés par les conséquences suivant des actes terroristes et la hausse de la répression sont les populations des quartiers alors qu’elles ont besoin d’investissements sociaux, elles ont besoin d’un travail, d’un logement, d’un enseignement digne.
Cette hausse de la répression des quartiers pourtant décriée depuis longtemps est réellement alarmante depuis 2015-2016. Un exemple concret s’est déroulé à Beekkant le 18 septembre.  À la suite d’un contrôle arbitraire de routine, la situation a dégénéré. Ce quartier est en proie à une répression particulièrement grave et régulière. Les abus sont presque quotidiens auprès des jeunes habitant et fréquentant cette zone, par les regards de travers, les contrôles au faciès, les insultes, les baffes voire parfois des passages à tabac.

La camapgne Stop-répression invite chacun à manifester
ce mardi 15 mars 2016 afin de dire:
STOP AU RACISME D’éTAT !
STOP à LA VIOLENCE D’éTAT !
STOP à LA CRIMINALISATION DES MOUVEMENTS SOCIAUX !
STOP à L’IMPUNITé DE LA POLICE !

Plus d’infos sur
www.stop-repression.be

Crédit photos: Dominique Botte