Après 6 années de mobilisations contre la répression, on est encore là ! Auprès des victimes de violences policières dans les quartiers, à côté des sans-papiers qui subissent la criminalisation de leur mouvement, tous et toutes uni-e-s dans la rue pour dénoncer le racisme d’état et exiger le retrait des lois et mesures liberticides.

Nous étions près de 800 manifestants à défiler dans les rues de Bruxelles à l’occasion de la journée internationale contre les violences policières. Tout au long du parcours, nous avons reçu l’accueil chaleureux des passants et des habitants à qui nous avons distribué des flyers expliquant nos motivations. Le seul débordement que nous avons pu observer est celui de l’énergie que la Coordination des Sans-papiers a transmise à tout le cortège.

15 Mars 2017 - Manifestation contre la répression

Après 6 années de mobilisations contre la répression, on est encore là ! Auprès des victimes de violences policières dans les quartiers, à côté des sans-papiers qui subissent la criminalisation de leur mouvement, tous et toutes uni-e-s dans la rue pour dénoncer le racisme d’état et exiger le retrait des lois et mesures liberticides. Notre reportage vidéo sur la manifestation de ce 15 Mars 2017 ( Merci à Amine pour le taf).Avec Campagne Stop Répression, JOC Bruxelles, JOC Liège, JOC Charleroi, JOC Mons - Borinage, Joc Namur, Sandrine Joc La Louvière, JOC Verviers et tous les autres

Publié par JOC Wallonie-Bruxelles sur vendredi 17 mars 2017

L’instrumentalisation de la peur permet aux pouvoirs publics de mettre en place des politiques sécuritaires qui nous plongent dans une surveillance de masse et bafouent nos droits fondamentaux. Ces récentes mesures sécuritaires renforcent le contrôle, les abus policiers et la criminalisation envers les migrants et les sans-papiers. Ces derniers mois, suite aux attentats de Bruxelles et de Paris, le gouvernement belge a décidé dans la précipitation, de la mise en place de toute une série de mesures sécuritaires et de lois liberticides et racistes qui transgressent les fondements de la démocratie ( déploiement de l’armée dans l’espace public, plan canal, nouvelle loi Francken). Dans ce contexte post attentat, les exactions commises par la police prennent de plus en plus d’ampleur. Contrôles au faciès, injures racistes, coups, passage à tabac… Toutes ces violences, loin de ne représenter que quelques bavures isolées, nous montrent que la violence policière est un phénomène réel et systémique, passé sous silence et restant trop souvent impuni.

L’évacuation de notre collectif la Voix des Sans Papiers le 19 septembre à Molenbeek s’est déroulée avec des dispositifs policiers sans précédent pour déloger quatorze personnes désarmées. C’est symptomatique de la manière dont les mesures sécuritaires sont utilisées par le gouvernement pour nous criminaliser en nous faisant passer pour des terroristes.

Serge

Coordination des sans-papiers

Cette politique répressive que nous subissons est utilisée pour masquer l’incapacité de nos dirigeants à répondre aux vraies causes de l’insécurité qui est l’augmentation des inégalités. Nous avons le sentiment que l’État mène une guerre contre sa propre population.

Jihad

Campagne Stop Répression