Religion, luttes sociales et capitalisme

Devenue un lieu commun dans la littérature en sciences sociales, la phrase « la religion est l’opium de peuple » a suscité plusieurs malentendus. En fait, on oublie souvent que cette phrase est accompagnée ainsi : « La religion est le soupir de la créature tourmentée, l’âme d’un monde sans cœur, de même qu’elle est l’esprit de situations dépourvues d’esprit. Elle est l’opium du peuple ».

Devenue un lieu commun dans la littérature en sciences sociales, la phrase « la religion est l’opium de peuple » a suscité plusieurs malentendus. En fait, on oublie souvent que cette phrase est accompagnée ainsi : « La religion est le soupir de la créature tourmentée, l’âme d’un monde sans cœur, de même qu’elle est l’esprit de situations dépourvues d’esprit. Elle est l’opium du peuple ». 

À l’instar des travaux de Michael Löwy, nous allons démontrer que cette idée n’a rien de marxiste. En effet, à l’époque où Marx rédigeait sa “Critique de la philosophie du droit de Hegel” [1844], le philosophe de Trèves était davantage un hégélien de gauche qu’un théoricien du communisme. Comment donc expliquer l’émergence la théologie de la libération, d’inspiration marxiste, dans la seconde moitié du XXème siècle en Amérique latine ?

RDV le 20 septembre au Local Autogéré du Borinage – LAB pour cette troisième séance du cycle “Capitalisme mode d’emploi (et comment en sortir). Avec Luis Martínez Andrade, docteur en sociologie de l’EHESS (École des hautes études en Sciences sociales) et auteur de “Religion sans rédemption. Contradictions sociales et rêves éveillés en Amérique latine”.

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