Depuis plusieurs années, le groupe média des JOC travaille sur l’analyse des médias. En démocratie, l’objectif de la presse est de préserver le droit à l’information et d’aider la population à contrôler les décisions politiques. Le journalisme est soumis à une éthique et doit s’assurer de son indépendance face à tout pouvoir, qu’il soit politique, idéologique, économique y compris par rapport aux intérêts de l’entreprise qui l’emploie. Ça c’est pour la théorie.

Concentration économique, dégradation des conditions de travail des journalistes à travers la précarité et l’intimidation managériale, influence des annonceurs et publicités cachées… sont autant de facteurs qui font que la liberté de presse est désormais cadenassée par la liberté économique. Nous ne nous reconnaissons pas dans ces médias-là et dans cette marchandisation de l’information. Nous avons donc décidé d’agir sur deux fronts :
Lors d’une action dans les locaux de la Meuse nous avons dénoncé les titres sensationnalistes et les choix éditoriaux du quotidien liégeois ou encore le fait que les pages des sites internet et des comptes Facebook du groupe Sudpresse débordent de commentaires racistes, islamophobes, homophobes et sexistes. Commentaires qui sont bien souvent instrumentalisés par l’extrême droite quand ils n’en sont pas directement le produit à travers une petite armée de trolls hyperactive.

Nous avons réalisé ensuite un Talk-Show alternatif autour de thèmes abordés trop souvent selon une seule grille de lecture. « Tout ça pour ça ! » Quatre grands thèmes furent retenus pour les débats, qui se succédèrent tout au long de l’après-midi : l’emploi et le chômage, le pouvoir des médias, la situation sociale
des artistes et la répression policière.