Un tag « VMO » sur les locaux des JOC

Ce lundi 13 octobre, un tag de l’organisation d’extrême droite nationaliste flamande VMO a été apposé sur les locaux des Jeunes Organisés et Combatifs (anciennement Jeunesse Ouvrière Chrétienne – JOC). Le 30 septembre déjà, des autocollants et un tag du groupuscule « Nationaal Socialistische Aktie » faisant référence à des responsables du parti nazi allemand avaient dégradé la façade. Ces tentatives, un peu puériles, d’intimidation mettent en lumière un regain de confiance et d’activité dans les milieux d’extrême droite Il semblerait que la présence au gouvernement de personnes « compréhensives », les revitalisent. La banalisation de cette question par le gouvernement Michel nous inquiète au plus haut point.

Depuis plusieurs mois, les JOC participent à une plateforme d’organisations anti racistes et antifascistes qui se mobilisent face à l’extrême droite. Plusieurs manifestations réussies (4 avril, 28 mai) ont animé cette plateforme. La dernière en date, le 4 octobre dernier, face à une conférence avec l’extrême droite européenne déclenche les tentatives d’intimidation déjà citées. C’est cette stratégie de mobilisation, d’unité et de solidarité qui irrite l’extrême droite. Pourtant elle semble particulièrement enthousiaste depuis quelque temps. Le contexte européen y est pour beaucoup, mais le gouvernement Michel porte une part de responsabilité.

La présence, dans le gouvernement Michel Ier, de personnes qui refusent de condamner, et donc justifient, la collaboration est un encouragement pour les organisations avec des sympathies néo-nazies. Ainsi aux manifestations et évènements de plus en plus fréquents, s’ajoute désormais une politique d’intimidation comme en témoignent les tags sur nos bâtiments ou ceux faits sur le celui de l’ABVV d’Anvers en septembre. Les ministres incriminés ne voient pas le problème de collaborer avec de telles organisations. Leur présence à des fêtes et réunions ainsi que leurs déclarations récentes en témoigne. La réaction faible, c’est peu dire, du reste de la coalition et du premier ministre en particulier, alimente l’idée que c’est organisations et ces comportement sont acceptables.

Thomas Englert, JOC bruxelles : « la tentative de banalisation de ce genre de comportements est inacceptable. Ce gouvernement mène non seulement une politique anti sociale mais apparait comme une caution pour ceux qui promeuvent la violence et le racisme. L’alliance des deux est une recette de désastre. »

Que ce soit en France, en Grèce ou en Belgique, l’extrême droite a montré et montre tous les jours que son programme politique c’est la violence, l’exclusion et le racisme. Elle doit être combattue, il n’existe pas de terrain d’entente possible.

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